Aujourd'hui , ce soir , j'écris en ton souvenir qui me hante , j'écris pour toi , toi cette personne que je ne pu comprendre , toi cette créature si imparfaite et si différente . Aujourd'hui je me relève enfin , je me décide à changer ces choses nouées dans mon estomac depuis le temps , je choisis finalement de raturer ces babioles qui me tourmentent et me pourchassent .
Je suis là , à penser à toi . Je t'écris en toute simplicité et sincérité , sans artifices ni euphémisme . Je m'adresse à toi ,nue , totalement dévêtue . Sans armures ni inspiration . Les mots se mélangent et s'entremèlent , les mots bloquent et se perdent .Et moi je suis là . L'embouteillage de mes émotions me dévore , je te sens comme on sent une veine sur un avant bras , je m'arrête à ce moment que je n'arriverai jamais à enfermer ,qui se perd à jamais à une seconde prés , mais qui ne meurt guère dans ma mémoire .J'ai perdu ma plume, ou peut être bien que je n'ai jamais su écrire. Les phrases entremêlées qui, il y a quelques mois, avaient encore un sens ne veulent maintenant plus rien dire.. Les émotions ne s'ecrivent pas, les explosions là, brulantes dans le coeur, ne s'expliquent pas. Je pourrais bien tenter de tout décrire, mais je n'ai point le talent pour ça , je pourrais, mais je manque de vocabulaire, il y a des sentiments palpables, où les mots ne savent pas se fixer . J'essaie de remplir mes jours pour m'éviter de penser. Parce que je me connais peut etre pas assez , je sais qu'il ne me faut qu'une fraction de seconde pour te loger dans chaque recoin de ma vie .Je sais sourire, et même que des fois, je me sens bien. Tu sais, je vais finir par m'y faire. Cette situation qui nous sauve, soit disant. J'ai plus vraiment le choix finalement. Non pas de "finalement". Parce qu'après tout , la vie ne s'arrête pas là . Je continue ce chemin tracé depuis le seuil de mon existence . Je m'arrêterai ici , avant que cette pulsion me revienne .Tu vois mes mots se déchainent et s'affaiblissent devant toi . Mais aujourd'hui le livre s'est achevé . Et chacun écrira la fin à sa façon [...]